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Date d'inscription : 02/05/2018
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Gart Laflamme

le Jeu 3 Mai - 16:42
Je m’appelle Gart. À ma naissance, ce n’était pas de coutume d’avoir un nom de famille chez les paysans. À un certain moment de ma vie on m’appela Prince des flammes, Gart Laflamme, seigneur Laflamme et même capitaine Gart, mais je me considère simplement comme Gart et malgré tous les titres que certains me donnèrent je ne suis au final qu’un humble travailleur.

À la ferme de mon père, j’avais cinq frères et une sœur tous plus vieux et plus grand que moi. Surtout ma sœur qui faisait au moins 2 têtes de plus que moi et était poilue comme une ourse. N’ayant pas d’avenir à la ferme, j’ai vite quitté la maison pour me faire engager dans un cirque comme homme fort. Je suis devenu ensuite bûcheron. C’est comme bûcheron que je me suis engagé pour coloniser des nouvelles terres d’un certain seigneur mineur. Ça m’a permis de devenir un défricheur et un bâtisseur. C’est à cette occasion que je me suis fait baptisé Prince des flammes par un groupe de bardes, avec qui j’aimais bien boire à la taverne du coin, vu ma tendance à aimer faire de très gros feux de joie. Faut dire que c’est quand même plus classe que le bûcheron pyromane. De cette même taverne je suis ensuite devenu propriétaire. C’est à ce moment-là que j’ai dû m’inventer un nom de famille pour faire des affaires avec les plus nobles. En m’inspirant de mon surnom ça a donné Gart Laflamme. J’ai ensuite eu un gros contrat avec les Bâtards des mers, un groupe de corsaires (pour ne pas dire pirates). Ils étaient membres d’une secte priant une déesse du chaos. Je devais leur fournir tout le bois servant à fabriquer leur prochain navire. J’ai été recruté dans leurs rangs par la commodore et nommé calfat de l’équipage.

Entre temps, la garde de mon neveu Pudding, le fils de ma sœur, me fut donné. Je l’ai élevé comme un fils. J’ai eu aussi une femme, Alice, qui me quitta quand ma taverne pris en feu et voulu me revenir piteuse quand je me suis refait. Je l’ai enfermé au sous-sol de ma nouvelle scierie adjacente à mon chantier naval. J’ai eu d’autres histoires, mais plus de mariage (quoi qu’une fois ça y était presque, mais d’affaire celui-là). Même si je ne me suis jamais considéré comme un marchand, j’avais certaines facilités pour embobiner mes concurrents, mes alliés et même mes amis. Je le dis pourtant à tout le monde de ne pas me faire confiance. J’ai même fondé la Compagnie des Honnêtes Ouvriers et Marchands. Je me suis fait plusieurs ennemis, mais j’avais tendance à me faire apprécier par les gens que je côtoyais. J’ai eu droit à un titre de noble mineur en récompense pour mon rôle de bâtisseur de la colonie (c’était surtout grâce aux merveilleux outils que sont la collusion et la corruption). Ça m’a permis d’avoir accès au système de justice et à la protection de la garde ainsi qu’à certaines subventions du gouvernement. À ce moment-là, mon neveu était devenu un homme aussi grand que sa mère et est partit à l’aventure avec la femme de sa vie. Moi j’avais des serviteurs et des courtisans. Par contre, c’est quand le seigneur qui m’a anobli a été exilé pour parjure et tentative de coup d’État que tout s’est mis à mal aller. Je me suis fait retirer mes titres et mes biens pour apparemment copinage avec l’ennemi, j’ai tenté alors un soulèvement du peuple en fomentant une révolution contre le Grand-maître du royaume. Mes meilleurs alliés m’ont fortement recommandé l’exil avant le coucher du soleil pour éviter qu’ils me détruisent eux-mêmes. J’avais trois contrats sur ma tête à ma connaissance. C’est finalement le chasseur de prime embauché par mon ancien capitaine des Bâtards des mers qui m’a eu. Je fus laissé pour mort dans un fossé sans tombe pour être mangé par les bêtes. Je m’en suis rechapé de justesse.

Je me suis exilé vers le royaume du Nord. Ce fut une période sombre de ma vie, mais en même temps ça m’a fait du bien. Je me suis fondu dans la masse paysanne et j’ai retrouvé mes vraies racines de bûcheron. J’ai voyagé le plus loin possible durant plus d’un an jusqu’à ce que j’arrive un printemps, en pleine tempête de neige, dans une grande cité fortifié dont je n’avais jamais entendu parler au milieu d’un désert de neige au bord de la mer. J’ai roulé ma bosse dans cette ville quelque temps jusqu’à ce que les frictions avec la justice en place soient encombrantes. Quelques broutilles, presque rien. Vole mineur, tentative de pot de vin, saoul sur la voie publique, relation avec des femmes de joie et je dérange l’ordre publique apparemment. C’est là dans une taverne que j’ai entendu parler de bonnes affaires (et potentiellement d’un trésor) à trouver sur les îles de Noirendent. J’ai donc signé un contrat d'exploitation de bois des îles que j’ai négocié en tant que bûcheron d’expérience. J’empochai mon avance, dont j’ai dépensé le quart à la taverne le premier soir, avant de recruter un petit équipage hétéroclite et d’acheter du matériel. Le surlendemain, après avoir dépensé un deuxième quart du magot en jouant aux dés, nous nous sommes embarqué sur mon nouveau petit rafiot. Mon client ne vit jamais aucun billot de bois provenant des îles.

Ce fut ma période de capitaine Gart. J’ai fini par me procurer un plus gros navire avec les dons fait par les équipages des navires que l’on abordait sur la mer. Une certaine réputation (ou mythe) se rependit à mon propos. Pas toujours fondé d’ailleurs. Les légendes et les prophéties m’intéressent beaucoup. Je fini par tomber sur une histoire de fin du monde, de dieux des enfers et d’artefact divin et autres conneries du genre. J’ai fini par trouver cet artefact qui se nomme la Rose des Vents qui me servit à kidnapper un Grand-maître qui eux seul peuvent entrer en contact avec le Dieu hideux Ansuz qui a la capacité de prédire l’avenir. Ça a mal fini cette histoire. C’est la deuxième fois où je suis passé trop proche de la mort à mon goût. J’ai dû me battre (et je me bats très mal) contre ce dieu du mal qui se trouve être une sorte de créature d’eau douce géante à tentacule qui peut t’infecté d’une maladie qui te transforme en cannibale. Une collègue (plutôt une concurrente), capitaine Lyane, combattit la bête et s’échappa avec le Grand-maître que j'avais kidnappé. J’ai fini par me sauver comme le pleutre que je suis. J’avais enterré mon coffre contenant ma maigre fortune et la Rose des Vents sur la plage avant de me lancer dans la bataille. Je n’ai pas pu revenir le prendre tellement le coin était infesté de cannibales. J’ai appris que c’est l’homme de main de Lyane qui passa le déterrer. Il se fait appeler Mercredi.

C’est ensuite que le vaisseau du ciel tomba dans le lac du monstre. Des gens d’un autre monde arrivaient sur le nôtre. J’ai appris qu’il y avait plusieurs planètes dans ce qu’ils appellent l’univers et qu’ils nomment la nôtre Avalon.  Il y a eu ensuite plus de vaisseaux et plusieurs factions se bataillèrent. Il y a l’Union Galactique qui forme une sorte de gouvernement centrale géant contrôlant en théorie tous les mondes habités par des humains de la galaxie. Il y a aussi la Guilde des Ingénieurs qui est un groupe séparatiste voulant l’indépendance de la planète Home. C’est naturellement que j’ai développé des affinités avec cette seconde faction. Je me suis mis à leur mode (style victorien), m’engagea dans une mission diplomatique (d’infiltration) et m’embarqua pour la Terre (qui se trouve être la planète qui héberge des ambassades de l’ensemble des mondes de l’Union). J’ai appris que Mercredi, grâce à mon trésor, a eu une démarche similaire à la mienne et devint un des hommes les plus riches de l’Union. Le salaud.

Arrivé sur la planète Terre, je me passionnai pour les découvertes archéologiques et tout particulièrement les livres.
Pour plus d’histoires à propos de l’Union et d’Avalon, vous pouvez visiter le site Web avalon.mont-laurier.org/histoire.html
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